Ana Montoya, une artiste plasticienne d’origine colombienne.

Ana Montoya (Colombie)

Ma démarche artistique a été fortement influencée par mon travail d’anthropologue en Colombie, lors du quel j’ai découvert l’artisanat des communautés indigènes d’Amazonie. L’artisanat textile m’a tout particulièrement impressionné et j’ai commencé à rechercher les possibilités d’utiliser ce savoir-faire artisanal dans une approche artistique. Après avoir fait des études d’art textile à Barcelone, j’ai progressivement trouvé une espace d’expression dans le tissage.

J’utilise les techniques de tapisserie moderne, de tissage classique et de collage pour créer des compositions abstraites qui tendent à un équilibre de texture. L’expérience visuelle de ces tableaux organiques peut évoquer des sensations tactiles ou faire écho à des surfaces naturelles telles que des mousses, peaux, coraux ou lichens. Les matériaux jouent un rôle central dans la création de mes œuvres. Ils peuvent être d’origine animale comme la soie, végétale comme le coton ou les écailles de pomme de pin, et minérale comme la céramique. Les propriétés plastiques des matières naturelles m’ont toujours fascinée. J’utilise des éléments qui ne sont pas habituellement présent dans des œuvres d’art comme les graines ou les cocons de soie. Chaque matériau choisi a sa propre essence et un potentiel esthétique/plastique qu’il me faut découvrir au cours d’un processus expérimental. Dans mes compositions je cherche également à souligner le contraste entre l’origine naturelle et brute des matériaux sélectionnés et leur arrangement en artefact via une technique manuelle.

L’évolution de mon travail est fortement influencée par les matériaux que je choisis. Ils m’ont conduit récemment à m’éloigner du tissage. Dans mes dernières compositions j’utilise davantage le collage, tout en en gardant les mêmes principes de design (matériaux naturels, structures répétitives) et de recherche de sensations tactiles.

Je cherche à ce que la réalisation de chaque composition me fasse évoluer en tant qu’artiste, a la fois au niveau de l’esthétique de mes créations que sur ce qu’elles expriment. Chaque nouvelle oeuvre est une porte qui s’ouvre sur un nouveau monde.

Site web Ana Montoya: https://www.instagram.com/anamontoyach/

Monika Ruiz B. Photographe et artiste plasticienne d’origine colombienne.

Née en Colombie en 1964, Monika Ruiz-Bernal grandit à Bogota qu’elle quitte à l’âge de dix-neuf ans pour les Etats-Unis. Elle est diplômée des Beaux-arts à Boston, aux Etats-Unis, et à Aix-en-Provence, en France. Sa pratique artistique est éclectique bien que centrée sur la photographie. Ses photos sont le reflet d’un engagement personnel, d’une prise de position. Elles doivent être perçues comme un acte de participation et de dénonciation plutôt que comme un acte d’enregistrement. Très attirée par le portrait, exploratrice insatiable des quartiers populaires, de la cité, et de ses habitants, elle rencontre ses sujets au gré de ses voyages et pérégrinations, au gré de ses envies et de son inspiration. Elle a ainsi réalisé plusieurs séries sur les gitans de Douchy-les-Mines de la région Nord-Pas de Calais (Prix du Jury Ilford noir & blanc 1997), sur les habitants d’Oaxaca au Mexique, les musiciens de jazz de Boston, la communauté sud américaine de San Francisco, où encore les commerçants du quartier Noailles à Marseille. En Colombie, elle s’est attachée au pittoresque des fêtes Pascale. Ses portraits, empreints d’humanisme, font mouche car ils nous touchent au plus profond : les émotions qui y transparaissent balaient les idées reçues, soulevent de nouvelles réflexions, donnent une nouvelle vision. 

Installée à Marseille depuis 2003, elle s’investit également avec les acteurs de la ville dans une démarche artistique innovante, notamment, en collaboration avec le Théâtre du Merlan. Parallèlement, elle développe une recherche sur le paysage urbain dont émergeront la série « Port Folio », travail esthétique sur le port Autonome de Marseille, sélectionné pour les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles et «Images Latentes », série accompagnée d’un texte de Fernando Pessoa. Toujours en quête d’expérimentation, elle explore de nouvelles voies d’expression et expose notamment à Anvers et Bruxelles deux séries en couleur : «Aquabon», jeu de clichés plongés dans de l’eau, abordant les notions de mémoire et de temps, et «Biodiversity », mise en scène tragique ou humoristique de figurines animales au sein d’un monde chaotique et hypocrite. 

Dans le cadre de Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture, elle participe à l’aventure des « Surgissements du Centaure », déambulations surprises de chevaux et de cavaliers au sein de l’agglomération marseillaise. Elle poursuit parallèlement un reportage sur l’hôpital, provisoirement intitulé « l’Hôpital Inanimé». En 2014, son travail est sélectionné à nouveau pour être exposé au festival HeadOn qui a lieu à Sydney. 

Monika expose dans de nombreux pays et continue d’explorer les limites et les grandes possibilités du médium à travers une variété de projets personnels, toujours profondément engagé dans son travail.

AQUA BON 

La démarche consistait à photographier des clichés choisis plongés dans des contenants en verre transparents remplis d’eau : tentative de « mise en conserve » de personnages ou de moments chers à l’auteur .

Dans ce travail, beaucoup de rondeur, de reflets, de noirceur, de regards et omniprésence de l’élément liquide.
L’orange et le bleu comme ponctuation.

C’est une plongée dans un univers intime qui est donné à voir par des jeux de reflets et de transparences.

Les réceptacles et leurs courbes offrent une sorte de protection aux sujets, en même temps qu’ils les exposent.

Le parti-pris du contenant rond et de l’eau apportent deux caractéristiques essentielles :
– une grande intimité ; les personnages sont en quelque sorte lovés sur eux-mêmes, pris dans leur propre atmosphère. Ils ne semblent pas pouvoir échapper à ce qu’ils sont.
– La notion du temps qui passe (le cercle, la rotation de la terre, l’eau et l’écoulement) et qui laisse sa trace sur l’homme. Les personnages semblent pris dans un tourbillon à l’issue inéluctable.
L’on peut se demander par exemple si cette femme aux mains jointes, au regard lourd de tristesse et qui semble remuée par la présence d’une forme ovoïde blanche au premier plan, n’est pas tout entière prise dans un rapport ambigu à la maternité.

Les jeux de reflets, l’accent porté sur les regards participent au caractère dramatique du travail ; Les personnages sont pris à leur propre piège, la tragédie humaine l’emporte sur la vie quotidienne. Il s’agit bien à l’origine de moments fugaces, quasi anodins, mais ils semblent ici résumer l’essence des individus.

L’on peut voir dans ce travail une référence au cinéma muet, ou aux débuts du cinéma parlant des années 30.

Text:Corinne Levrierwww.vozimage.com/VOZREZO/tabid/63/ItemID/351/Default.aspx http://www.facebook.com/mozi.mozi.1/photos

DIVISION 

Que fait l’homme avec la terre? 

Où nous mène la division, devenant de plus en plus petite? 

Ce travail traite de cette question et de ses conséquences désastreuses.

BIODIVERSITY 

L’utilisation de figurines animales permet à l’auteur de nous interroger sur l’état de tolérance de la diversité humaine (différences de couleur de peau, de cultures) dans le monde actuel ainsi que sur le positionnement de l’homme vis à vis de la nature. 

Les animaux mis en scène dans des contextes géopolitiques sont de races, de couleurs, de tailles et d’origines différentes. Ils semblent cependant former un ensemble, un groupe homogène face à la violence et à la perversité qui se déploient autour d’eux. 

Il y a deux aspects essentiels dans ce travail : 

– un message de tolérance, une volonté de rappeler la nécessité de prendre en compte l’ensemble des populations, quelles que soient leurs origines et leurs statuts. 

– un constat d’opposition entre la nature et les hommes, présenté comme le résultat d’un mépris total de l’homme vis à vis de son milieu naturel. 

La course à la présidence, la politique comme une partie de billes, la mort qui frappe les populations les plus faibles, la barbarie humaine pire que la sauvagerie animale, dans ce monde chaotique chacun peine à s’en sortir, et l’indifférence – quand ce n’est pas de l’arrogance – de la classe politique ne semble pas laisser penser que la tendance puisse changer. 

L’espèce humaine est montrée comme violente, destructrice, revendicatrice, dominatrice. 

Avec une nuance homme/femme : Les hommes posent, sont statiques, les femmes revendiquent, sont dans l’action. 

Face à eux les animaux ne peuvent que subir ou fuir. 

Le parti-pris de l’utilisation d’animaux en plastique souligne à quel point la nature a disparu du monde des hommes. La photographe les réintroduit dans un monde hostile, violent, inadapté. 

Ils apparaissent le plus souvent au premier plan des clichés, comme une tentative de les sauver de leur condition, et l’accent est mis sur leurs expressions : 

Curiosité (tigre et bébé, guépard et panthère), fragilité (mouton), frayeur (singe et bébé) ou passivité (chèvre). Même lorsqu’ils montrent de la force, ils sont décalés (gorille aux femmes). Aucun regard humain sur les animaux dans ces photos (le regard passe au dessus ou se porte ailleurs). 

L’autre parti-pris est celui du paysage violent (bombe, manifestation, mort…) ou très fortement symbolique (drapeau, président, pape, soldat) : Un monde où le symbole est prévalent sur les actes qui, de fait, s’expriment dans la violence. 

Il s’agit d’un monde scindé, en marche vers la destruction, où l’espèce humaine bafoue la nature mais aussi ses propres spécificités. La réflexion et l’action politiques sont remises en cause avec vigueur. 

C’est une tentative de la part de l’auteur de montrer l’urgence qu’il y a à prendre l’ensemble du monde vivant en compte et de cesser de le nier en l’annihilant. 

Corinne Levrienull.

LA RUE 

« La rue comme lieu insolite où le corps se déplace, disparaît, se fond dans l’espace, surgit dans la foule, s’accouple avec la ville, s’improvise, s’équilibre, s’exprime. La rue comme lieu de trouvaille, d’abandon, d’écriture, de pièces à conviction, de signe. Et enfin la rue comme espace scénique où se joue la grande pièce de la vie. La rue, c’est tout ces bouts rêves qui s’ajoutent, se compilent pour nous donner en image, un visage inédit.

Site web Monika Ruiz

Joe Escobar, un artiste photographe de San Salvador (El Salvador).

En recherche de son nouvel amour Joe Escobar laisse sa vie académique comme dessinateur graphique pour travailler à l’avantage de sa nouvelle passion, en explorant la photographie depuis tous ses angles jusqu’à se trouver pour la première fois avec une lampe d’illumination de son père qui l’amène à expérimenter sur la lumière.

Plus tard il ouvre son premier studio photographique, ces photos ont été exposées dans les Musées d’Art De l’Amérique centrale, dans des publications à un niveau éditorial et avec marques de renom mondial através de campagnes à un niveau régional de haute exposition, son travail est aussi apprécié dans le domaine de la Cinématographie dans la qu’il  dispose de deux prix gagnés en tant que directeur et producteur.
Avec une trajectoire professionnelle de grand expérience Joe régit son travail
toujours avec engagement, passion, un peu de folie et amour par ce qu’il fait.

Site web Joe Escobar

Gabriela Sánchez, une artiste d’origine uruguayenne, basé à Brésil.

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Gabriela Sànchez (Uruguay)

Je suis née à Montevideo en Uruguay et je vis au Brésil à Sao Paulo depuis maintenant 5 ans. 

Je suis curieuse, nomade et je m’intéresse aux relations entre l’art et la politique. Les choses de la vie ont fait naitre en moi le gout de la recherche. Au travers de la recherche j’ai rencontré l’image et j’ai trouvé dans l’image un moyen suffisamment fidèle pour exprimer des sensations ou des idées, ce que je n’arrive pas à faire avec d’autres moyens d’expression. J’ai travaillé dans la photo, dans l’édition de vidéos, l’illustration et le graphisme. 

Ce que je fais exprime l’inquiétude qui m’anime liée à des questions, des peurs, le vide et la nécessité de comprendre. Ce dialogue intérieur peut être soit très axé sur moi-même ou m’amener vers une réflexion plus structurée ou plus générale. Dans les deux cas il y a la prétention d’apprendre, de comprendre, de désapprendre, une prétention personnelle et politique 

Mon travail parle de moi dans mon individualité et de ce que je suis en tant que femme, étrangère, blanche, de classe moyenne et universitaire. 

Et enfin je vois dans le collage une manière pour travailler l’irrationnel, le non-linéaire, le disimil et l’indicible.

Site web Gabriela Sànchez

Fabricio Berti

Je suis Fabricio Berti, je suis né à Montevideo l’Uruguay, en 1980. Depuis mon enfance je passait mes jours en dessinant et en écrivant des contes.

De grand j’ai étudié dessin graphique dans l’Université ORT, je me suis formé comme illustrateur avec le maître Álvaro Amengual et j’ai commencé à faire de la musique à 16 ans. Aujourd’hui je dédie mon temps à ces trois aires, l’illustration est ma grande passion. Les techniques que j’utilise surtout sont la ligne avec rapidógrafo sur papier, un travail minutieux et de précision , l’aquarelle et Ecoline, le crayon et  l’illustration digitale.

J’ai participé aux expositions collectifs, individuels et des projets artistiques divers, aussi j’ai travaillé comme dessinateur dans quelques agences de communication  et aujourd’hui comme freelance.

Je planifie de continuer à dessiner et d’explorer la magie et les possibilités de l’univers de l’illustration, un voyage dans mon être intérieur et extérieur.

Site web Fabricio Berti

« LLEGAMOS » (Nous Sommes Arrivés). Exposition collective aux Les Docks Village Marseille.

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Madame Latina en collaboration avec Ocampo Communication présentent: « LLEGAMOS » (Nous Sommes Arrivés).
Exposition collective aux Les Docks Village.
Espace événementiel, Place du Marché, Entrée K.

Les Artistes:
Delfina Harms (Chili)
Leila Monségur (Argentine)
Alejandra Melin Lopez (Mexique)
Jhonny Blanco (Bolivie)
Vernissage: vendredi 01 Juin 19h
10 Place de la Joliette 13002 Marseille.

Au programme:

Vendredi 01 Juin vernissage 19h.
Intervention musicale: « Fantaisie Andine » Fernando Harms 20h.
Concert expérimental: Rômulo Alexis Jazz-Afro Brésilien 21h.

Mercredi 06 Juin: Ateliers participatif pour les enfants 15h.

Vendredi 08 Juin : Concert expérimental: Rômulo Alexis (solo) Jazz-Afro Brésilien 19h.

Boutique Art: Des produits du quotidien interprétés par les artistes de différente forme – du 01Juin jusque 10Juin.

LLEGAMOS…….Ils sont arrivés …. 4 artistes latino-américains aux Docks Village pour une nouvelle exposition. Venant d’Argentine, de Bolivie, du Chili et du Mexique les 4 artistes que présentent ce soir Madame Latina s’ils ont en commun leurs origines sud – américaines , ils diffèrent en bien des points , chacun ayant son univers , sa façon personnelle de saisir le monde.

Delfina Harms nous étonne une fois encore par la justesse et la force de son trait. Les graphistes qui ont crée l’affiche de l’exposition ne s’y sont pas trompés. Qu’y avait-il de plus évocateur que ces brodequins éculés pour illustrer le travail laborieux d’un artiste qui se cherche, se trouve parfois et continue encore à chercher.
Leila Monsegur est argentine. Elle développe son travail aux travers de divers arts plastiques, du dessin, de la peinture et même de l’animation, laissant au spectateur libre cours à son interprétation.
Alejandra Melin Lopez la mexicaine nous propose des toiles en demi teintes avec une lumière diffuse et diluée toujours à la recherche de nouvelles vibrations.
Jhony Blanco est né à La Paz en Bolivie. Par sa peinture il perpétue la culture Aymara tout en la faisant fusionner avec la réalité chaotique de son pays.

Grace à LLEGAMOS et sans grosses chaussures de marche vous allez pouvoir découvrir une autre Amérique latine qui vous surprendra à chaque détour.

« Face à Toi » Exposition de l’artiste peintre Ignacio Carrasco d’origine argentin à La Part des Anges, 33 rue Saint-13001 Marseille.

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Le monde D’Ignacio..
Quels sont ces drôles de créatures que l’on retrouve dans l’oeuvre d’Ignacio?
Des monstres, des animaux, ou personnages sortis tout droit de son imagination qui traduisent sa perception du monde.
Dans sa peinture pleine de fraîcheur, on retrouve la terre, l’eau, le vent et le feu, les 4 éléments naturels sont une manière traditionnelle de décrire et d’analyser son univers.
Inspiré de la figuration libre, de l’art populaire argentin ou de l’art naïf, l’oeuvre d’Ignacio Carrasco est une oeuvre haute en couleur et en symboles. Les créatures imaginaires qu’il met en scène « font référence au Paradis, au regard porté sur soi, aux éléments de la vie.