Leila Monségur, une artiste d’origine Argentine.

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« ZOOCIÉTÉ  » Série d’œuvres de l’artiste Leila Monségur.

L’hybridisme est une des caractéristiques marquantes du monde contemporain.
À nos interactions avec la technologie, aux références culturelles, aux migrations, on devient hybride, aux multiples références, tant géographiques comme culturelles.

Les créatures zoomorphes font partie de l’imaginaire humain dans les mythes et totems. Le côté animal nous effraie depuis le début des temps.
Où commence l’humain et finit l’animal ?

L’artiste propose un parallélisme entre les êtres hybrides et la société actuelle, en constante mutation, en offrant une métaphore du temps où nous vivons.

Le travail se développe en un dialogue entre l’œuvre et l’artiste, dans un work in progress [travail en progrès] où l’écoute attentive fait partie de la création plastique.
Dessin et musique se mélangent au silence de la surface, aux sons qui surgissent à la pause du blanc du mur.
C’est au spectateur d’interpréter la pièce.

« Passion, si on doit choisir une définition pour la lentille, la résonance par laquelle le monde me traverse, c’est la passion, c’est cela mon moteur.
Pourtant, cela représente aussi un cristal d’innombrables facettes, ce que je traduis quasi « gestaltiquement »  dans une multiplicité de langages qui se auto-nourrissent constamment.
À mon univers créatif il y a la plupart du temps une inversion de formalités.
Des travaux minutieux, étudiés au minimum de détails, sont des brouillons d’œuvres libres et d’improvisations.
Le silence, l’espace vide, les hiatus entre les langages, les interlignes sont le lieu où on respire la poésie.
Je maintiens une relation dialectique avec les travaux, j’élabore des propositions qui l’œuvre parfois refuse, en choisissant ses propres solutions, ce que je dois inévitablement accepter, une fois convaincue de l’urgence des éléments suggérés.

Agitations sur l’identité, [im]migrations, [in]visibilité et hybridisme vivent ensemble avec la poïèsis dans mon inclassable nature, qui largue les amarres à chaque nouveau port à l’horizon. »

Leila Monségur

Diplômée à l’Escola Nacional de Bellas Artes [École National des Beaux-Arts], IUNA (Argentine)

L’artiste argentine, développe son travail à partir des diverses branches des arts plastiques : dessin, peinture, performance multimédia et animation.
Elle réalise des interventions en peinture murale, explorant les limites de l’art public et la relation entre les individus et les villes.
Elle coordonne le groupe de performance multidisciplinaire Membrana Experimental Fiat Lux.

L’artiste expose régulièrement depuis les années 1990, avec des expositions et art mural en Allemagne, France, Italie, Autriche, Mexique, Argentine, et Brésil.

« ZOOCIÉTE »

Site Web Leila Monsegur

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MOTIONS – POC Festival-Marseille.

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Madame Latina présente : MOTIONS
MOTION designe une forme d’art visuel qui consiste à créer des animations dont le mouvement est le principal moteur artistique. Ces animations graphiques  d’ artistes sud-américains permettent d’illustrer leurs idées d’une façon originale et actuelle.
 Le dynamisme de l’ensemble est apporté par le mouvement, les images, les dessins, les photos, la typographie, la 3D, la vidéo . Autant de supports différents qui attirent et conquierent le public.
POC est un festival de rue qui réunit un grand nombre d’artistes internationaux qui ont tous réussi à attirer un public varié grâce à la force de leur inspiration.

Sergio Edwards du Chili, un artiste illustrateur créateur de personnages de dessins animés.

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Sergio Edwards (Chili)
Je m’appelle Sergio Edwards. Je suis un illustrateur chilien .
J’ai fait des études de publicité et ensuite j’ai occupé le poste de directeur artistique chez Young & Rubicam  à Santiago pendant 4 ans. Il y a 8 mois je me suis consacré à 100%  à l’illustration en #
J’ai grandi avec les films de Disney, avec les histoires d’Astérix et d’Obélix, X_Men,  entre autres. Devenu adulte j’ai porté mon attention sur le travail d’artistes comme Max Kostenko, Andrey Gordeev, Denis Zilber. Ils ont été ma principale source d’inspiration pour commencer à dessiner et peindre. Aujourd’hui je souhaite aller de l’avant en consolidant mon propre style , ouvrir des passges vers de nouveaux types de travail afin de renforcer mon expérience.

Tavo Montañez, un artiste illustrateur de Aguas Calientes (Mexique).

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Gustavo Díaz Montañez, diplômé de Graphic Design en 2006, a travaillé sous le nom de Tavo Montañez en tant qu’illustrateur et graphiste indépendant jusqu’en 2009. Depuis son atelier à Aguascalientes, il a collaboré avec des agences, des marques et des publications au niveau national et international, Parmi eux, Converse, Ron Barceló, Tequila José Cuervo Tradicional, Asics, Gamesa, Kazoo Creative (développeur de jeux vidéos et de ressources visuelles pour la télévision et le cinéma à Londres), l’éditeur Teft Design et l’agence Spoon à Oslo, McCann Madrid, l’agence israélienne LEAD, Mosca Magazine, Picnic Magazine, Cadena y Asociados, Grupo Expansión et Crónica Ambiental, entre autres.
Il a participé à des expositions et son travail personnel a été exposé dans Guru Gallery Shop, Vertigo Gallery, Arca Mexico, Picnic et Illustrated Magazine à Mexico, Postal Project en Argentine, Yuxtapoz Magazine et Rolling Stone.  Le  livre Kawaii Design publié par Cypi Press of China et The Black Book of Words in Holland est toujours en cours de réalisation.
Actuellement Tavo Montañez prépare des projets d’illustration et de marque appliqués aux espaces avec l’agence Rockers de New York. Il collabore également comme illustrateur dans les magazines Aire et Accent d’Aeromexico, Magazine Expansión et 10.10 Life and Style, via Grupo Expansión .Il tente toujours de continuer à développer son travail personnel ainsi que de nouvelles collaborations, en particulier dans le domaine de l’édition.
Il trouve généralement l’inspiration dans la nature ,il aime les femmes, les animaux, les textures, les champignons, les arbres, l’eau, même la science-fiction liée aux monstres. Par dessus tout Tavo Montanez a le désir constant d’améliorer son dessin avec un souci accru apporté aux détails. Il est toujours en quête de nouveaux moyens et défis.

Gustavo Ramos, un artiste illustrateur de Brasilia (Brésil).

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Gustavo Ramos est un illustrateur indépendant et concept-designer spécialisé dans l’animation et les jeux . Il crée des personnages forts en couleurs et des environnements étranges.
Il est né et a vécu à Brasilia au Brésil où il a obtenu une bourse pour étudier l’illustration au Savannah Collège of Art et Design aux Etats Unis. Sa passion depuis son enfance a toujours été  de lire et de raconter des histoires.
Il a travaillé en collaboration avec des studios d’illustration et de jeux au Brésil. Actuellement il est  illustrateur de livres d’images.

Site Web de Gustavo Ramos

« TROPIDELICA » Exposition Madame Latina à Marseille.

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En parcourant l’exposition « TROPIDELICA » on découvre l’omniprésence de la couleur qui laisse éclater un style pictural surprenant et diversifié : Des kaléidoscopes rutilants comme des animaux Imaginaires ou des figures inquiétantes qui habitent une forêt luxuriante.
De cette juxtaposition de talents nait une explosion de couleurs tropicales qui se confondent au final en un débordement psychédélique, un chant à la nature et à la vie.

L’Association Madame Latina présente :
« TROPIDELICA »
Exposition-Vente Collective
Boutique-Art Éphémère
Ouverture du 13 Juin au 24 Juin 2017
Vernissage Jeudi 15 Juin à partir de 19h.

Galerie Lez’Arts de La Plage
197 av Pierre Mendez France
13008, Marseille.

Les Artistes:
Lita Blanc (Colombie)
Ignacio Carrasco (Argentine)
Alejandra Melin Lopez (Mexique)
Delfina Harms (Chili)
Cris Motta (Brésil)
Carmela Girapoli ( Vénézuela )
Tony Wolff (Mexique)
Photofox (Mexique)

Delfina Harms, une illustratrice d’origine chilienne.

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Delfina Harms (Chili)

Je suis née musicienne. Toute jeune je vivais en faisant de la musique tout en pensant « crayons »…: je pensais en effet que l’on ne pouvait pas gagner sa vie en dessinant……

Plus tard j’ai étudié la musicologie puis je me suis orientée vers la lutherie, ce qui m’a permis d’utiliser mes mains, faire de la gravure et du vernis. L’ambiance fortement masculine de ce milieu empreint de harcèlement sexuel m’a faite sortir de ce monde plus rapidement que je n’y suis rentrée. C’est alors que je suis arrivée en France dépressive et solitaire. Enfermée dans un appartement à Alfortville, loin du Jardin des Tuileries et des cafés parisiens, j’ai commencé à écrire dans un journal mes cauchemars et mes rêves. De temps en temps je prenais le métro pour aller à la Faculté d’Architecture de Paris. Avec une amie j’ai participé à des ateliers de modèles vivants. Je me suis rendue compte que ce n’était pas ma place, j’ai eu l’impression de perdre mon temps.

Quelques temps après, je suis enceinte. Tout ce qui m’avait pesé jusque là disparait alors. J’ai fais une pause : j’ai arrêté de lire, d’écrire, de dessiner, de voir des films. Il y avait juste la place pour le chant : je chantais pour mon fils pour qu’il m’écoute. Cela a duré deux ans.

Puis je suis arrivée à Marseille. Je ne sais pas si c’est la chaleur, la présence bienveillante d’amies et de personnes chères, le flou de l’inactivité mais un jour je me suis réveillée : je suis illustratrice. Cela s’est imposé à moi comme une évidence. J’ai d’abord découvert Violeta Parra et ses Illustrations Violetanas. Petit à petit je suis retournée vers le journal que j’avais écrit à Paris quand j’étais si triste.

Aujourd’hui je suis novice mais l’illustration est devenue essentielle pour moi. Et si quelqu’un se reconnait dans mes images, mes récits alors je serai comblée.

 

Site Web Delfina Harms

Carmela Garipoli, artiste d’origine vénézuélienne.

 

 

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Le travail de Carmela Garipoli se situe à la frontière de l’écriture et du dessin. Il vit à cheval sur cette ligne mêlant les deux non pas pour illustrer un propos mais pour le compléter, exprimer en mots ce que l’image ne parvient pas à dire, tracer des lignes là où les mots atteignent la limite de leur puissance sémantique. Après un parcours professionnel touche à tout elle choisit d’exercer le métier de graphiste pour marier tous les jours le crayon et le clavier.

Comment faire d’un amas de sensations un récit ? De souvenirs diffus une image ? Quelles histoires millénaires se retrouvent dans des images de tous les jours ou au détour d’un voyage ? Comment résonnent en nous les instants vécus à la lumière de notre propre mythologie et des héros qui peuplent notre imaginaire ?

Ce questionnement omniprésent dans toute son œuvre dès la publication de son premier recueil de nouvelles en 1996 a pendant longtemps pris la forme de l’exploration, presque obsessionnelle, des arcanes du tarot de Marseille. Figures intangibles chargées de symbolique que Carmela Garipoli s’emploie à recréer indéfiniment, à retrouver dans les gravures rupestres précolombiennes de son pays, le Venezuela, ou encore à faire vivre dans un recueil de poèmes où les 22 cartes se fondent dans autant de paysages et de scènes quotidiennes de son pays natal.

Les carnets de voyage qu’elle crée depuis une dizaine d’années s’attachent à explorer les liens que l’on peut tisser entre les différents fragments de la mémoire pour recréer une image unique, assemblage de mots et de photographie, au plus proche du souvenir et de l’impression laissée. Parfois les mots sont simplement déroulés sous forme de listes, parfois assemblés dans de courts poèmes qui révèlent les lieux non pas tels qu’ils furent vus mais tels qu’ils furent vécus. Là encore, les personnages qui hantent l’imaginaire de cette lectrice vorace mais aussi ses héros familiaux apparaissent au détour d’une référence, d’un fragment d’image et se fondent dans sa réalité. Mais, finalement, quoi de plus normal pour cette enfant du réalisme magique qui fut élevée sur les berges de l’Orénoque par une grand-mère à demi indienne warao qui maîtrisait l’art de rendre les vieux arbres à nouveau fertiles par la prière et qui n’eut jamais besoin de réveil-matin, laissant aux âmes du purgatoire le soin de lui indiquer l’heure de se lever.

C’est certainement aussi de ses racines latino-américaines et des ses écrivains emblématiques que lui vient le goût de la micro-nouvelle, du récit très court qui en quelques mots parvient à ouvrir la porte d’une autre monde ou à s’immiscer dans la peau d’un personnage. Depuis quelques années, elle s’attache ainsi à raconter des bribes d’histoires qu’elle adosse à des dessins denses et détaillés qui viennent s’entremêler aux mots pour sublimer les deux dans un univers personnel où les histoires finissent généralement par des questions. La forme parfois devient très courte et se rapproche de l’aphorisme mais point de leçon ou de morale ici, c’est presque toujours par le doute que se concluent ces instantanés, mettant ainsi le spectateur sur la piste d’un récit qu’il lui appartiendra de construire.

Site web Carmela Garipoli

Le Franco-Équatorien Nicola Cruz

Véritable révolution électro-folklorique,  il mélangeait rythmes tropicaux, ambiance animiste et bruitages hypnotiques,  sa musique coule dans l’oreille comme la rivière Amazone, c’est que Nicola Cruz revendique fièrement ses origines latino-américaines. Il travaille d’ailleurs depuis Quito, la capitale équatorienne. Le percussionniste expérimente ainsi une électro singulière, marquée par son contexte de création. L’artiste s’inspire en effet des paysages andins, des cultures amérindiennes et de ses rites. “Vivre à 2800 mètres d’altitude a une influence sur ma composition, c’est sûr, parce que tu as moins d’oxygène”, explique-t-il ainsi.

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